“J’aime mieux être libre et rater mon coup, et être sot, que d’être lié à quelques succès de routine. Je n’y vois pas de liberté… voilà tout.”

Naissance  : 8 juin 1867 Richland Center (Wisconsin)
Décès : Décès 9 avril 1959 (à 91 ans) Phoenix (Arizona)
Nationalité : Américain
Mouvement(s) : Style Prairie, architecture organique / Un fondateur de l’architecture moderne
Activité(s) : Architecte

Premières années

Article connexe : École de Chicago (architecture).
Frank Lloyd Wright est né en 1867 dans la petite ville de Richland Centre au Wisconsin sous le nom de Frank Lincoln Wright. Après le divorce de ses parents – William Carey Wright (1825-1904) et Anna Lloyd Jones (1839-1923) – en 1885, il change le nom Lincoln pour Lloyd, en l’honneur de sa mère, dont il devient le soutien financier, ainsi que de ses deux sœurs.

En 1887, Wright s’installe à Chicago, en quête d’un emploi. La ville se remettait alors de l’incendie dévastateur de 1871 et devait composer avec un accroissement galopant de sa population. Wright finit par se dénicher un emploi de dessinateur technique pour la firme de l’architecte Joseph Lyman Silsbee. Plusieurs dessinateurs et architectes travaillent déjà pour Silsbee, dont Cecil Corwin, George W. Maher et George Grant Elmslie. Wright se lie d’amitié avec Corwin, qui l’héberge durant un temps.

Attiré par une architecture plus moderne que celle que pratiquait Silsbee, il se joint bientôt au cabinet des architectes Adler et Sullivan, représentant l’école de Chicago. Sullivan prend le jeune apprenti sous son aile. En dépit des divergences entre eux, Wright demeurera toujours reconnaissant et attaché à celui qui lui enseigne les rudiments du métier.

Maison et studio Frank Lloyd Wright (1898) à Oak Park, près de Chicago
En 1889, Wright épouse Catherine Lee Tobin (1871-1959), dont il aura six enfants. Avec l’aide de Sullivan qui lui consent un prêt de 5 000 $, Wright achète un lot à Oak Park, en banlieue de Chicago. C’est là, à l’intersection des avenues Forest et Chicago, qu’il construit sa première maison (Frank Lloyd Wright Home and Studio) dont le style, avec un grand puits central apportant vie et lumière à l’habitation, annonce ses futures réalisations. Wright demeure à l’emploi de la firme Adler et Sullivan durant six ans et collabore principalement à des projets de maisons individuelles. C’est là qu’il acquiert l’essentiel de sa formation et une partie de son inspiration dans ce domaine. Mais une séparation brutale se produit bientôt, car Wright conçoit des maisons pour son propre compte pendant ses heures libres, afin de combler ses besoins financiers. Il contrevient ainsi aux clauses de son contrat qui lui interdisent tout projet en dehors de la firme. Lorsque Sullivan prend connaissance des faits, il le licencie immédiatement.

 

Un fondateur de l’architecture moderne

En 1893, Wright découvre l’architecture japonaise à l’exposition colombienne de Chicago. C’est le palais Katsura, reconstitution d’un temple shinto, qui l’avait le plus impressionné et qui influencera durablement son style. Wright fera par la suite quelques voyages au Japon où il obtiendra même des commandes, dont l’Hôtel impérial à Tōkyō, construit en 1923.

Wright s’installe à son compte, toujours à Chicago, après son départ de la firme de Sullivan. Il fait alors la rencontre de jeunes architectes, dont Dwight H. Perkins, qui donneront bientôt naissance au style Prairie : constructions basses, élimination des cloisons inutiles, aires ouvertes, pivot central avec une cheminée massive maçonnée — surmontée d’un manteau large et bas, et autour de laquelle s’organise la vie de famille —, forte horizontalité (à l’image des vastes étendues des prairies), larges toitures basses qui se prolongent au-delà des murs, bandeaux de fenêtres, souvent agrémentées de vitraux. Le style, exemplifié à son meilleur par Wright, introduit notamment le principe d’aire ouverte, abondamment éclairée par des rangées de fenêtres, lien entre l’intérieur et l’environnement extérieur qui témoigne de l’influence de l’architecture japonaise sur Wright. Ces principes étaient alors très novateurs en occident.

Wright signe bientôt une première commande indépendante : ce sera la maison Winslow, où il met déjà en application des principes du style Prairie. Durant les années 1890, il expérimente de nouveaux matériaux et de nouvelles formes, notamment dans sa propre maison à Oak Park, comme la brique et l’horizontalité des volumes. Les bâtiments qu’il dessine n’offrent toutefois pas toujours de style très personnel, Wright devant se plier aux exigences de sa clientèle afin d’établir sa pratique. Il conçoit donc des maisons dans les styles prisés de l’époque (Tudor, revêtements de bardeaux, tourelles, fenêtres en mansarde).

En 1894, il rencontre l’architecte Burnham (1846-1912) qui avait été impressionné par la maison Winslow. Wright refuse sa proposition d’aller étudier l’architecture classique pour quatre années à l’école des beaux-arts de Paris — prestigieuse école d’architecture de l’époque —, puis deux années à Rome : « J’aime mieux être libre et rater mon coup, et être sot, que d’être lié à quelques succès de routine. Je n’y vois pas de liberté… voilà tout. ». Wright préfère poursuivre sa propre voie vers la modernité, au sein de l’école de Chicago.

Par la suite, en 1898, Wright ouvre sa propre agence à Oak Park afin de se rapprocher de sa famille. Il en profite pour modifier sa maison et ajouter de nouvelles chambres pour ses nombreux enfants. Il construit également un studio de deux étages où il expérimente une structure octogonale et un balcon suspendu. Sur sa cheminée, il fait graver cette inscription : Truth is life. Good friend, around these hearth-stones speak no evil word of any creature (La vérité est la vie. Bon ami, autour des pierres de ce foyer, ne médis d’aucune créature).

source : Wikipedia

  • Maison et studio Frank Lloyd Wright, Oak Park, Illinois, maison de 1889
  • Maison Charnley, Astor Street, Chicago (1892)
  • Maison de William H. Winslow, River Forest, Illinois (1893)
  • William and Jessie M. Adams House, Chicago (1901)
  • Maison d’Highland Park dans l’Illinois, terminée en 1902 pour Ward W. Willitts
  • Maison Darwin D. Martin, Buffalo, New York (1904)
  • Larkin Building, Buffalo (1904)
  • Église Unitarienne de Oak Park, dans l’Illinois (1904-1906), en béton banché
  • Robie House, Chicago (1906-1909)
  • Maison Coonley, Riverside, Illinois (1908)
  • Hôtel impérial, Tōkyō, Japon (1921)
  • Miniatura de Pasadena (1923)
  • Fallingwater house (ou Maison sur la cascade) (1936)
  • Immeuble de la Johnson Wax (1939)
  • Campus de Lakeland (1940-50)
  • Synagogue Beth Sholom (1954-1959)
  • Musée Guggenheim de New York (1956-1959)
  • Église orthodoxe grecque de l’Annonciation de Wauwatosa (en) dans le Wisconsin (1961)
  • Centre municipal du comté de Marin